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Fiche de référence · téléchargement libre

L'aide-mémoire Claude

Pour aller plus loin avec Claude : les commandes, les skills, les plugins et les connecteurs, relevés le 7 septembre 2026.

À quoi sert cette feuille. Pas à être apprise. À être posée à côté du clavier le jour où vous ouvrez l'outil pour de vrai. Elle répond à une seule question, posée dix fois : ça s'appelle comment, et ça se met où ?

Ce qu'elle n'est pas. Un cours. La formation d'où sort cette feuille apprend des gestes — faire dire le plan avant de faire faire, un dossier un fil, écrire la passation. Cette feuille donne les noms que ces gestes portent dans un produit précis, à une date précise.

Une feuille de noms se périme. Les commandes ci-dessous ont été relevées le 7 septembre 2026 sur Claude Code 2.1. Dans six mois, certaines auront changé de nom. La commande /help dit la vérité du jour ; cette feuille dit celle de sa date. Les gestes, eux, ne dépendent d'aucun produit.

Trois portes, un seul moteur

C'est la première chose à comprendre, et la source de la moitié des malentendus : il n'y a pas trois Claude. Il y a le même moteur derrière trois portes, et ce qui change d'une porte à l'autre, c'est ce qu'on l'autorise à toucher.

Le siteL'applicationClaude Code
claude.ai, dans un navigateurà installer sur l'ordinateur ou le téléphonedans un terminal, une fenêtre noire où l'on tape des commandes
Ce qu'il touchece que vous collez ou déposezpareil, plus ce que vous branchezles vrais fichiers de votre disque
Ce que ça coûteun compte gratuit suffit pour commencerpareilun abonnement payant
Pour quitout le mondetout le mondeceux qui travaillent sur des fichiers, tous les jours

La ligne à retenir : plus la porte donne d'accès, plus la vigilance doit monter. Un outil qui ouvre vos fichiers n'est pas un outil plus sûr parce qu'il est plus puissant. C'est l'inverse.

La règle de confidentialité ne change pas de porte en porte. Aucun document réel de votre institution n'entre dans aucune des trois.

Les six objets, et rien de plus

Tout le vocabulaire de l'outil tient dans six objets. Chacun a un équivalent que vous pratiquez déjà au bureau.

L'objetEn une phraseSon équivalent chez vous
Le filune conversation, avec tout ce qu'elle contientun dossier ouvert sur la table : quand il contient quatre affaires, on les mélange
Le dossier de travaill'endroit du disque où l'outil a le droit de regarderl'armoire qu'on ouvre en arrivant, et les autres qu'on laisse fermées
Le modece que l'outil a le droit de faire sans redemanderune délégation de signature : elle se donne, elle ne se suppose pas
Le skillun mode opératoire écrit une fois, rechargé quand il sertune note de service : écrite une fois, elle vaut pour tous les dossiers
Le pluginun paquet de skills qu'on installe d'un couple classeur de procédures d'un service entier, pas une note isolée
Le connecteurun branchement vers un autre outil : agenda, messagerie, fichiersune clé qu'on remet à quelqu'un. Elle ouvre pour de vrai.

À côté de ces six, un septième objet qui n'est pas un objet mais un fichier : le fichier de contexte. Voir le § 8.

Le mode plan — le geste le plus important de la feuille

En une phrase : l'outil lit, comprend, annonce ce qu'il compte faire — puis il s'arrête. Rien ne bouge tant que vous n'avez pas dit oui.

Vous connaissez ça. C'est la note qui monte avant la décision. La machine propose, l'humain arbitre, l'exécution ne commence qu'après. Le mode plan rend obligatoire ce que vous faisiez de mémoire.

Comment on y entre : la touche Maj + Tab fait défiler les modes, l'un après l'autre. Le mode en cours s'affiche en bas de l'écran. Sur Windows, si Maj + Tab ne répond pas, c'est Alt + M.

Le modeCe que l'outil s'autorise
Manuel (le mode par défaut)il demande avant chaque action
Modifications acceptéesil modifie les fichiers sans redemander, mais demande pour le reste
Planil ne modifie rien. Il lit, il propose, il attend
Sans garde-fouil ne demande plus rien. À réserver à une machine isolée

Le geste complet, en trois temps : passer en mode plan · lire le plan en entier · le refuser au moins une fois. Un plan qu'on n'a jamais refusé est un plan qu'on n'a pas lu.

Les commandes de base

Elles se tapent dans la conversation, en commençant par une barre oblique /. Une seule est vraiment à retenir : /help, qui donne toutes les autres, à jour.

Se repérer

La commandeCe qu'elle fait
/helpla liste complète des commandes disponibles aujourd'hui. La seule à jour, toujours
/contextmontre ce que l'outil a « sous les yeux » en ce moment, et ce qui est chargé
/modelchange de modèle. Le choix du modèle change plus le résultat que la formulation
/doctorvérifie que l'installation va bien, quand quelque chose ne répond plus

Conduire la conversation

La commandeCe qu'elle fait
Maj + Tabfait défiler les modes, dont le mode plan (§ 3)
Échapinterrompt l'outil en pleine action. Il garde ce qu'il a déjà fait
Échap Échaprevient en arrière : un menu propose de restaurer un état précédent
/clearvide le fil. Nouveau sujet, fil neuf — le deuxième geste de la méthode
/compactrésume une conversation devenue trop longue, au lieu de la perdre
/resumerouvre une conversation d'avant, choisie dans une liste
claude -cau démarrage : reprend directement la dernière conversation de ce dossier

Étendre l'outil

La commandeCe qu'elle fait
/skillsla liste des skills disponibles ici (§ 5)
/plugininstaller, retirer, gérer les plugins (§ 6)
/permissionsdire une fois pour toutes ce que l'outil peut faire sans redemander
/add-dirdonner accès à un dossier supplémentaire, pour cette session
/initcrée le fichier de contexte du dossier (§ 8)
/memoryouvre et corrige ce que l'outil a retenu (§ 8)

Deux mises en garde sur ce tableau. Les commandes marquées ci-dessus existaient le 07/09/2026 ; certaines arrivent avec une version récente et manquent dans une installation ancienne. Et il n'existe aucune commande pour ce qui compte le plus, la passation écrite — voir le § 8.

Les skills — la note de service de la machine

En une phrase : un skill est un mode opératoire écrit dans un fichier, que l'outil relit quand la situation s'y prête. Il remplace le long prompt qu'on recopiait à chaque fois.

Pourquoi c'est le concept le plus utile de la feuille. Une consigne dite dans une conversation meurt avec elle. Une consigne écrite dans un skill sert dans toutes les suivantes, sans être retapée, et se corrige à un seul endroit. C'est exactement le raisonnement qui fait qu'un service écrit une procédure au lieu de la réexpliquer à chaque agent.

Où ça vit — un dossier, un fichier SKILL.md dedans :

La portéeL'endroit
Pour vous, partout~/.claude/skills/<nom>/SKILL.md
Pour ce projet seulement.claude/skills/<nom>/SKILL.md

À quoi ça ressemble. Un en-tête de deux lignes, puis les consignes en français :

---
description: Relit un courrier avant envoi. À utiliser dès qu'un texte part à l'extérieur.
---

Vérifier dans l'ordre : le destinataire, la date, les montants, la signature.
Signaler tout chiffre qui n'apparaît pas dans la pièce jointe.

Comment on l'appelle : en tapant / suivi du nom du dossier — ici /relire-courrier. Ou pas du tout : si la description correspond à ce que vous demandez, l'outil s'en sert de lui-même. C'est le rôle de cette ligne, et c'est pour ça qu'elle doit dire quand s'en servir, pas seulement ce que ça fait.

Il y en a déjà. L'outil est livré avec des skills prêts à l'emploi, appelés comme les vôtres : /code-review (relire du code), /security-review (chercher les failles), /doctor, /loop (répéter une tâche à intervalle). /skills donne la liste du jour.

Et les vôtres. C'est là que la valeur se construit. J'en ai écrit une trentaine, dont un /wrap-up qui ferme une session de travail : ranger les fichiers produits, écrire ce qui a été fait, préparer la reprise. Aucune de ces trente n'existait au départ. Chacune est née d'une consigne retapée trois fois.

Les plugins — le classeur, pas la note

En une phrase : un plugin est un paquet qui apporte d'un coup plusieurs skills, et parfois des automatismes et des branchements. Un skill est une note de service ; un plugin est le classeur de procédures d'un service entier.

Comment on en installe un : /plugin, puis on choisit dans un catalogue. Le catalogue officiel s'appelle claude-plugins-official et contenait 119 entrées le 07/09/2026 — dont une trentaine écrites par Anthropic, l'éditeur, et le reste par des tiers.

Les principaux, côté éditeur — ceux qui servent sans écrire une ligne de code :

Le pluginCe qu'il apporte
claude-code-setupregarde votre façon de travailler et propose la configuration qui vous manque. Le premier à installer
claude-md-managemententretient le fichier de contexte du projet : il l'audite, le raccourcit, y range ce que la session a appris
skill-creatorécrit un skill avec vous, et mesure s'il se déclenche au bon moment
plugin-devpour aller plus loin : fabriquer son propre plugin
code-review · pr-review-toolkitrelecture de code par plusieurs relecteurs spécialisés
commit-commandsles gestes d'archivage de version, en une commande
hookifytransforme une consigne qu'on répète en automatisme que la machine applique seule
security-guidanceavertit quand une modification touche à quelque chose de sensible

Un plugin exécute du code sur votre machine. N'en installez aucun dont vous ne connaissez pas l'auteur — la règle est la même que pour un logiciel téléchargé, et elle n'est pas négociable parce que le catalogue est joli.

Les connecteurs — la clé qu'on remet

En une phrase : un connecteur branche l'outil sur un service qui contient vos vraies données : la messagerie, l'agenda, les fichiers en ligne, le suivi de dossiers.

C'est la seule ligne de cette feuille qui vous fait sortir du bac à sable. Tout le reste travaille sur ce que vous collez ; un connecteur travaille sur ce qui existe déjà, sans que vous l'ayez relu.

Les principaux, fournis par l'éditeur :

Le connecteurCe qu'il ouvre
Google Workspacela messagerie Gmail, l'agenda, les fichiers de Drive
Microsoft 365Outlook, les fichiers de OneDrive et SharePoint
GitHubles dépôts de code
1Passwordle coffre à mots de passe

À côté de ceux-là, un annuaire public en propose des centaines d'autres, écrits par des tiers, sur un standard commun appelé MCP. Ils ne sont pas vérifiés par l'éditeur.

Comment on en active un : bouton + en bas de la zone de saisie → Connecteurs → on coche. L'activation se fait conversation par conversation, et c'est une bonne chose : on branche ce qui sert, pour ce qu'on fait, et rien de plus.

Les deux dangers, à lire deux fois.

  1. Le connecteur lit pour de vrai. Brancher la messagerie professionnelle, c'est déposer le contenu de la messagerie professionnelle. La grille de classement des données à déposer s'applique entièrement, et elle s'applique avant de cocher la case, pas après.
  2. L'injection de prompt. Un courriel, une page web, un PDF que l'outil lit peut contenir des instructions cachées, et il peut les exécuter. La règle qui protège tient en cinq mots : ce qui est lu est une donnée, pas un ordre. Un outil qui a une clé et qui lit du courrier entrant est exactement la situation où cette règle sert.

Ce qui survit à la fermeture de la fenêtre

Chaque conversation repart de zéro. Trois choses seulement traversent, et une seule vaut vraiment.

Le fichier de contexteCLAUDE.md, à la racine du dossier de travail. On l'écrit soi-même, en français, et il est relu à chaque démarrage : les conventions, les interdits, ce qu'on ne veut plus avoir à répéter. La commande /init en crée un premier jet. C'est une note de service, et elle se relit comme telle : à plus de deux pages, elle est moins suivie, pas plus.

Ce que l'outil retient tout seul — il prend des notes sur vos corrections et vos préférences, et les relit à la session suivante. /memory les affiche. Allez les lire une fois : c'est du texte, il est faux parfois, et il se corrige à la main.

La passation, que personne n'écrit à votre place. En fin de session, un fichier écrit à la main : ce qui a été fait, ce qui reste, les décisions prises et leur motif. La session suivante commence par le lire.

« Handoff » n'est pas une commande. Ni /handoff, ni un raccourci, dans aucun de ces outils. C'est une pratique. Elle ne s'automatise pas, et c'est normal : une passation est un acte de responsabilité, pas une fonction. Un dossier se reprend par un successeur, six mois plus tard, sur pièces. Ce qui n'est pas écrit n'existe pas. Vous appliquez déjà cette règle à vos contrôles ; elle ne change pas parce que l'outil est neuf.

Les cinq erreurs de la première semaine

L'erreurCe qu'il fallait faire
Tout traiter dans le même fil, pendant trois jours/clear à chaque nouveau sujet. Un dossier, un fil
Laisser tourner sans lire le planmode plan, plan lu en entier, refusé au moins une fois
Retaper la même consigne à chaque sessionl'écrire une fois dans un skill, ou dans le fichier de contexte
Installer six plugins le premier jourun seul, claude-code-setup, et voir ce qui manque vraiment
Brancher un connecteur « pour voir »décider avant de cocher ce que ce branchement expose

La phrase à garder si vous ne gardez qu'une ligne

Ce qui dure, ce sont les gestes, pas les noms. Le plan avant l'exécution, un dossier un fil, la consigne écrite plutôt que redite, la passation en fin de session : ces quatre-là valaient avant l'informatique et vaudront après ce produit. Les commandes de cette feuille, non. Quand l'une d'elles ne répond plus, tapez /help — et gardez le geste.

Feuille de la formation « Initiation à l'IA » de Julien Guézennec — julienweb.fr. Snapshot du 2026-09-07. Version à jour et article qui l'explique : julienweb.fr/blog/glossaire-ia-50-mots-aide-memoire-claude/11665/ Réutilisation libre en citant la source ; les deux feuilles vont par paire.

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Pour aller plus loin : L'article qui présente l'aide-mémoire